Notre histoire

Commentaire Guillaume 02/10 - 13h
J'ai oublié de te dire Mathias, attention à l'utilisation du mot "street-art".
Le piège à éviter, ça serait de vouloir "récupérer" le truc...
Quand on parle de street-art, c'est dans la rue, à partir du moment où ce n'est plus dans la rue, ce n'est plus du street-art (le street art dans le salon, ça sera la phrase à éviter par exemple...) Exemple : Christophe est un artiste comptemporain qui a fait (et fait toujours) du street-art, mais lorsqu'il fait des peintures sur toile, c'est de la peinture tout simplement.

 

D'une manière plus générale, c'est LE sujet "tuchy" de la sphère graffiti/street-art : la récupérarion du truc par les grandes galeries, les grands magasins, les annonceurs qui trouvent ça "cool", etc. Ca rapporte du cash à ceux qui acceptent, mais ça les décrédibilise auprès du millieu..
Comme on est issue du milleu, on est légitime, mais faut faire attention de ne pas nous même, tomber dans la piège de la récupération...

 

Connexe à ce sujet, j'aimerai aussi parler "d'aboutissement". Comme si, tout notre parcours, de la rue, aux galeries pour arriver aujourd'hui à l'artisanat (et donc d'emmener avec nous les artisans du savoir-faire français ainsi que les artistes) était un aboutissement de la création. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire....
 

V1
ça vient de la rue…

“Elaborer des toiles demain effacées
Ca vient de la rue.” Iam

C’est là que leur amitié s’est forgée, devant des pans de murs tristes qui ne racontaient rien. C’est la passion du street art qui les rassemble, depuis les recoins perdus de Montgeron jusqu’aux quartiers mythiques comme Five Point à Los Angeles. Ils ont presque tout fait et tout vu ensemble.

Et alors que, ordinairement, avec l’âge, le feu de la contestation s’éteint, chez eux, la flamme est restée.

Christophe est devenu artiste peintre, passant de la rue à la galerie d’art. Avec un métier de chauffeur pour pouvoir payer les factures.

Guillaume a suivi une formation de comptable et est devenu credit manager, mais a toujours gardé dans un coin de sa tête des idées de créations d’entreprise.  

Quelques années s’écoulent, mais les rêves continuent de grandir dans leur tête…

“Et un jour, je me suis réveillé avec l’idée de faire des coussins !”

Ce n’est pas facile de vivre de la peinture. Alors Christophe a l’idée de changer de support et de prendre un objet ordinaire et commercial : le coussin.

Il apprend la couture à coups de tutos sur Youtube et fait aussi appel à sa mère qui est très douée dans le domaine. 

Pour la sérigraphie en revanche, Christophe fait un stage.

Il apprend aussi le rembourrage et fait tout de A à Z. Il arrive à produire 6 coussins par jour !

C’est ici que Guillaume intervient avec son goût pour les concepts. Il voit la possibilité de révolutionner une industrie et de proposer quelque chose de complètement nouveau.

La marque Les Quatre Coins vient de naître.

A contre-courant

Et si nous faisions tout à l’envers ? 

Si nous prenions un objet ordinaire, inoffensif, orphelin et qu’il devenait extraordinaire, original et porteur d’une histoire ?

Les Quatre coins reposent sur 4 piliers qui vont à l’opposé de l’industrie du textile.

1/ un coussin éco-responsable, qui dépollue les océans :

Les Quatre coins utilisent une fibre éco-conçue appelée Seaqual, fabriquée à base des matières plastiques recueillies au fond des océans. 

La marque soutient ainsi l’objectif de Seaqual : créer un modèle économique vertueux pour participer à la lutte contre la pollution marine et trouver une seconde vie aux 12 millions de tonnes de détritus qui finissent dans la mer.

photo illustrant le Seaqual

Seaqual, c’est une communauté qui rassemble en son sein des marins pêcheurs (qui comptaient environs 400 bateaux début 2019) et des sites de production transformant les déchets plastiques en polymères. 

Mais comme Christophe et Guillaume sont des entrepreneurs soucieux du détails, ils ont aussi choisi des boutons à base de copeaux de polyester recyclés.

photo des boutons
 
2/ un coussin made in China France :

Parce que ça n’a pas de sens d’avoir la volonté d’être éco-responsable et de faire venir du coton “bio” d’Inde ou de Chine. 

Les coussins des Quatre coins sont fabriqués en France.

Le tissu vient de…

Le rembourrage vient de…

Les boutons sont faits par… situés à…

La sérigraphie est faite à...

Mais cela va plus loin. Les Quatre Coins font appel à une entreprise comptable française et utilise une entreprise française pour son packaging XXX.

3/ Faire du coussin un objet de collection

L’idée derrière la marque Les Quatre Coins, c’est de prendre cet objet ordinaire de notre quotidien et de raconter des histoires avec. 

Si l’on peut faire de l’art sur les murs de banlieue, pourquoi ne pas en faire aussi sur la surface d’un coussin. 

Car la démarche éco-responsable et made in France n’a de sens que si l’objet est beau. 

Christophe et Guillaume ont imaginé différentes collections avec des illustrations. Et la première, intitulée Fulgence Bienvenüe, raconte de manière esthétique et humoristique le métro parisien. 

visuel de la collection

Les Quatre coins conçoivent des coussins qui s’affirment. 

4/ Le coussin partenaire des streets artists

Et parce que le coussin des Quatre coins est large et ne soutient pas seulement votre dos, il se prête aussi à des partenariats pour populariser l’art de la rue.

Les Quatre coins prévoit de faire appel à des street artists pour qu’ils signent leur propre collection. 

Oui, on pourrait encadrer ces coussins. Mais ils iront très bien sur votre canapé. 

Après avoir voyagé aux quatre coins de la France, depuis le fond des océans, jusqu’aux horizons du web, il mérite bien un peu de repos. Et vous aussi. 

V2
Une histoire commune

Voilà bientôt 20 ans que Christophe et moi, nous nous connaissons. 20 ans d’amitié, d’anecdotes, de voyages, de fourires, 20 ans de passion pour la peinture et pour la création d'une manière générale.

 

Un lycée commun
C'est au lycée que tout a commencé. L'époque où l'on se cherche et où les groupes se forment en fonction des affinités et des. Nous c'était le graffiti, enfin le street-art pour reprendre l'expressin médiatique consacrée aujourd'hui. Et plus largement la culture Hip Hop. Des petits groupes existaient déjà et nous stimulait à mon
. Et puis un jour, on s'est retrouvé. On s'est tous retrouvé.

C'est l'époque des battles de break dance

 

Une energie commune
évocation de notre groupe d'amis de banlieue parisienne, loins des clichés, loins des images médiatiques sulfureuses. J'ai retrouvé cette photo qui date de 2006. Elle est mal cadrée. Le polaroide qui l'a pris a surement disparu depuis, mais l'énergie est là. Et c'est energie qui nous porte depuis plus de 20 ans.

 

Une passion commune
évocation de la peinture et des artistes qui nous ont inspirés
Il y’a presque 20 ans, avec nos potes du lycée, aujourd’hui nos amis, nous avons créé un collectif de street artistes, NOK crew. Le début d’une aventure en couleur.
 Avec des peintures aux quatre coins de la France, en solo, en petite équipe, ou tous ensemble : Nantes, Perpignan, Dunkerque, Strasbourg, Toulouse, La Rochelle, Bordeaux. En Europe aussi : Charleroi, Barcelone, Helsinki. Des festivals, comme Kosmopolite à Bagnolet, ou Meeting of Style au RVI de Lyon. Des connexions avec d’autres graffeurs dans des lieux chargés d’histoire comme Teufeulsberg à Berlin ou dans des lieux plus exotiques comme l’île de la Réunion. Des rencontres inoubliables, comme en 2008, quand des streetartistes japonais nous ont invités à peindre avec eux, dans le quartier d'Hatsudai à Tokyo. Des moments inoubliables, comme en 2013, à l’occasion d’une peinture à Five Pointz. Quiconque s’est déjà intéressé au Graffiti et à son histoire connaît ce lieu mythique (au moins en photo) situé dans le quartier du Queens à New York. L’imaginaire qu’il a projeté et l’influence qu’il a eu auprès de street-artistes du monde entier durant plusieurs décennies est sans équivalent. Nous avons passé une journée là-bas, le temps d’une peinture, mais aussi le temps d’échanger, avec Meres One, le gérant du lieu déjà très soucieux à l’époque du devenir du Five Pointz (qui sera finalement détruit quelques mois plus tard) et les habitants du quartier curieux de nous voir. Sans doute un de nos meilleurs souvenirs. 

qui nous a conduit aux quatre coins de la France d’abord puis aux quatre coins du monde. Des sauts d'apprêt, des coulures, des fat cap bizotés, des odeurs de solvant dans les poumons, des milliers de bombes de peinture. Des rencontres, un collectif soudé, des amitiés de toujours. Des brimades sur mes peintures carrées mais jamais propres. Des fourires sur les concepts toujours dingues de Tempo. Des connexions avec d’autres crews, des rencontres, des peintures dans des lieux mythiques, RVI à Lyon, Five Pointz dans le Queens, Teufeulsberg à Berlin, ou plus inattendu comme dans le quartier d'Hatsudai à Tokyo.

 

Une époque commune
évocation de la génération née dans les années 80, qui a grandit dans les années 1990-2000, avec une évocation de nos références communes, drangon ball par exemple (fait pas genre Mathias, je sais que t'as regardé aussi, haha), le hip hop, la victoire en 1998, la promesse d'une génération qui vivrait mieux que celle de ses ainés... conclusion avec une chutte sur les années actuelles pleine de contraintes et de promesses non tenues (crise financière, réchauffement climatique, etc)

 

Une envie commune
évocation de notre envie de créer, de notre envie de faire quelque chose qui ait du sens, envie d'essayer de faire notre part pour améliorer les choses, envie d'emmener tous les gens qui nous ont "fait" avec nous, et plus largement, d'emmener aussi avec nous tous les gens qui se reconnaissent dans nos valeurs.

une-histoire-commune
five-pointz-nyc-ambiance
five-pointz-nyc
teufelsberg-berlin
rvi-lacassagne-lyon
hatsudai

V3

 

Une rencontre

Fermez les yeux et imaginez… un banc au lycée. Tout à fait ce genre de banc où vous vous retrouviez pour séch… réviser les cours ! Vous y êtes ? Le lieu propice pour parler avec vos complices de tout et de rien, de vos rêves, de vos passions. Tiens, l’une d’elles unit nos deux protagonistes : le graffiti ! Une pratique qui, vous le verrez un peu plus loin, a scellé leur amitié et s’est vite transformée en obsession. Ce fut également le début d’une aventure créative et collective haute en couleur.

 

Baccalauréats en poche, OK, mais on fait quoi après ? Féru d’Histoire, Guillaume explore les méandres de la comptabilité afin de devenir capitaine de porte-avion (!) Christophe lui, tout aussi inspiré après un parcours scientifique, se lance logiquement dans une voie… artistique (sur les bons conseils de sa prof de maths). Pas de doute, ces deux-là sont des créatifs et là où on ne les attend pas !

 

Un monde en couleur

Etudes et premiers jobs s’enchaînent. Finance pour l’un, graphisme pour l’autre. Mais c’est après la journée de boulot que les choses intéressantes commencent ! Soirs et week-ends sont entièrement consacrés à la peinture : sur mur, sur toile, avec des lettrages ou des personnages, en grand, en petit, en solo, en équipe. Une passion faite d'ombres, de lumières et des couleurs du monde.

 

Viennent aussi les escapades artistiques avec d’autres fidèles acolytes, aussi bien en France qu’à l’étranger. L’occasion de peindre de nouveaux murs, de s’imprégner de nouvelles cultures, d’être initié à des rituels culinaires curieux (comme goûter un poulpe fourré au fromage à 7h du mat !), de tisser des liens forts au fil des rencontres, et de ramener expressions & anecdotes locales ! Si vous croisez Guillaume, n’hésitez pas à lui demander, il se fera une joie.

 

Qui ne tente rien...

Les peintures et les années défilent, et puis un jour c’est le déclic : Christophe se lance. Place désormais à l’art à plein temps. Expos, festivals et collaborations se succèdent. Les expérimentations créatives aussi, de la simple illustration sur papier au module en bois taille XXL, en passant par la sérigraphie sur tissu. Enfin le bonheur de se lever chaque matin pour sa passion. Quant à Guillaume ? Il n’est jamais très loin bien-sûr ! « Le Manager » (prononcé « Managueur » comme l’a surnommé un ami graffeur japonais) possède un talent certain pour l’organisation, le relationnel et les chiffres. Assurément le partenaire idéal pour tenter de débroussailler cette forêt impénétrable.

 

Vous vous dites que vivre de son art n’est pas facile ? Et bien… ce n’est pas un mythe ! Mais ces années au profil de montagnes russes ont décuplé leur envie de tenter quelque chose ensemble, et de créer la surprise à nouveau en étant là où personne ne les attend !

 

Promotion canapé

C’est par ce désir de renouveau que les coussins sont arrivés un beau matin. Un petit déj en tête à tête avec un canapé, alors nu comme un vers (le canapé !), qu’auriez-vous fait ? Vous l’auriez rhabillé non ? Une petite sérigraphie et quelques coutures plus tard, le premier coussin était là ! Le premier d’une longue série...

 

Après des mois de perfectionnement, de défilés-canapés à domicile (enfin, plutôt de coussins chez les heureux nouveaux proprios), les demandes de la famille et des amis commencent à arriver. Il allait vite falloir envisager le projet différemment pour pouvoir lui donner une suite. Comme vous vous en doutez, il n’en fallait pas plus à nos deux explorateurs pour partir dans une nouvelle aventure qui allait les mener cette fois-ci, aux quatre coins de la France… 

 

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